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samedi 18 juin 2011

Appel à communications : Colloque international "Révoltes à l'écran" - Université de Caen - 5-6-7 septembre 2012

Colloque international

Révoltes à l’écran

Révoltes et révolutions dans l’Europe moderne (XVe siècle-1788) au cinéma et à la télévision

5-6-7 septembre 2012 (Université de Caen, France)

L’étude des révoltes de la période moderne montre qu’il s’agit d’un phénomène social de grande ampleur qui a accompagné la naissance et le développement des Etats. La thématique du colloque concerne la transmission de cette mémoire des insurrections au sein de l’espace européen à travers les productions audiovisuelles (fictions et non fictions) considérées ici comme une écriture contemporaine de l’histoire.

Dans une perspective d’histoire et d’anthropologie culturelles, l’étude des œuvres, nécessairement associée à leur contexte de production et de réception, au-delà des considérations narratives et esthétiques, vise à explorer l’imaginaire historique que les sociétés contemporaines ont construit autour du phénomène des révoltes et révolutions.

Afin d’éviter la focalisation sur les grandes ruptures révolutionnaires ultérieures à 1789, qui figurent en bonne place dans le panthéon des mémoires collectives, nous nous intéresserons aux contestations et mouvements révolutionnaires antérieurs qui ont émaillé l’histoire des populations européennes : souvent oubliées des manuels scolaires, elles se rappellent au bon souvenir des peuples à travers les productions cinématographiques et télévisuelles. La révolte peut ne pas être le sujet central de l’œuvre pourvu qu’elle soit abordée d’une manière suffisamment significative.

On se demandera pourquoi et comment sont représentés les acteurs des soulèvements, leurs comportements, leurs aspirations, les pouvoirs politiques, les cibles et modalités de l’action. Quels en sont les usages idéologiques ? De quelle manière ces productions ont-elles été diffusées et reçues ? En quoi sont-elles l’expression de préoccupations contemporaines ? Comment comprendre les écarts, lorsqu’ils existent, entre les représentations collectives et l’état de l’historiographie ? Dans cette perspective, les succès, les échecs et les projets avortés sont également pertinents.

Les propositions de communication (environ 300 mots) sont à envoyer avant le 15 septembre 2011 à colloquerevoltes@yahoo.fr

Les communications pourront se tenir en français ou en anglais.

Comité scientifique : DUPUY Pascal (Rouen) ; HAFFEMAYER Stéphane (Caen) ; HUGON Alain (Caen) ; MARPEAU Benoit (Caen) ; MEYER-PLANTUREUX Chantal (Caen) ; SELLIER Geneviève (Bordeaux III) ; TSIKOUNAS Myriam (Paris I) ; VEYRAT-MASSON, Isabelle (Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS) ; VEZYROGLOU Dimitri (Paris I).

Equipes de recherches : CRHQ-UMR 6583 CNRS ; HiCSA - Histoire Culturelle et Sociale de l’Art, EA Paris I ; Mica Bordeaux III ; Institut Universitaire de France ; Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS ; GRHIS ; Equipe ISOR du CRH (Paris I).

vendredi 28 août 2009

Appel à communications : Colloque « La lettre au cinéma », Université d'Artois, les 9 et 10 novembre 2010

Equipe d’accueil « Textes & Cultures »

Colloque « La lettre au cinéma »

Après le succès des colloques « La ville au cinéma » (2004), « L’enfant au cinéma » (2006), « Le son au cinéma » (2008), l’Equipe d’Accueil « Textes et Cultures » organise un nouveau rassemblement scientifique autour de « La lettre au cinéma », les 9 et 10 novembre 2010.
Le terme de « lettre » est à prendre dans sa plus grande richesse polysémique : comme élément du signifié, il peut s’agir des lettres écrites et lues dans tant de narrations filmiques, simples billets rédigés à la main, à la machine, à l’ordinateur... C’est ainsi que l’entend l’ouvrage récent, Lettres de cinéma : de la missive au film-lettre (dir. Nicole Cloarec, 2007) : « L’écriture épistolaire articule en
effet une mise en scène de soi (accès à la subjectivité des personnages) et un pouvoir performatif des messages (lettres de dénonciation, de déclaration ou de rupture) qui en fait un agent dramatique remarquable » (p. 13). On entendra donc le terme dans cette acception traditionnelle, en pensant également aux journaux intimes, aux signatures, ou à la présence d’un caractère qui résume à lui seul une symbolique infamante (La Lettre écarlate, Victor Sjöström, 1926), ou encore aux tatouages sur la peau (The Pillow Book, Peter Greenaway, 1996).
L’inscription naturelle de la lettre dans l’image-mouvement (et par extension du chiffre et autre signe), déclinée à travers de multiples stratégies figurales, à travers diverses ruses et stratagèmes narratifs qui dépassent la convention des cartons et intertitres, fut une des caractéristiques du cinéma muet, très explorée par les avant-gardes françaises, le mouvement Dada, l’expressionnisme allemand, l’avant-garde russe, etc. : que l’on songe aux disques de Marcel Duchamp lequel, dans son film de 1925 Anémic cinéma, met en rotation diverses propositions dont diverses contrepèteries, inventant de véritables calligrammes mouvementés ; ou encore au film de 1924 Le Ballet mécanique de Fernand Léger et de Dudley Murphy, lors de la séquence d’animation du chiffre 0 préludant au mouvement de la phrase « on a volé un collier de perles de 5 000 000 ! »
Quant aux expérimentations de signes graphiques sur pellicule, avec ou sans caméra, de Len Lye et de McLaren, elles concernent aussi bien la période du muet que celle du parlant. Toutes ces réalisations cinématographiques, toutes ces rencontres plastiques et poétiques, témoignent de cette volonté artistique de diriger notre regard vers l’horizon d’un tout-un où lettre et image puissent – sinon coïncider – en tout cas épaissir la matière figurale dans l’invention de nouvelles formes. Dans son film de 1924 L’Inhumaine, Marcel l’Herbier, reprenant une solution du Caligari de Robert Wiene (1919), incruste dans le décor, au dessus de leurs têtes, les pensées intérieures des personnages ; mais l’agencement le plus fameux se trouve probablement dans L’Aurore (1927) de Murnau lorsque la lettre, disparaissant dans un mouvement de liquéfaction, contribue à l’idée de la noyade criminelle.
On trouvera aussi hommages et filiations classiques du côté des génériques : ainsi les lettres tremblotantes qui s’évanouissent dans le générique de Sleepy Hollow (Tim Burton, 1999) font bien écho à celles qui disparaissent, dans le tout premier carton du générique de Vampyr de Carl T. Dreyer (1932). Certes, le délicat problème des sous-titres (VOST) pourra être évoqué. On achèvera ce préambule incitatif, qui vise à ouvrir quelques pistes de réflexion, par le souvenir du film Casablanca (Michaël Curtiz, 1942), où la pluie détrempe, à peine lus par Rick (Humphrey Bogart), les mots de la bien-aimée. Voici qui nous ramène au début de cette présentation.
Nul doute qu’une fois de plus, les participants au quatrième colloque international de l’Université d’Artois consacré au 7e art analyseront des solutions filmiques empruntées à la modernité de diverses décennies et à des cinématographies issues de tous les continents.

Le comité scientifique : Eléonore Hamaide, Françoise Heitz, Patrick Louguet et Patrick Vienne

Les propositions de communications sont à envoyer à :
jmfheitz@numericable.fr ou viennep@club-internet.fr
pour le 30 août 2009.

lundi 3 août 2009

Colloque : La violence du quotidien dans le théâtre et le cinéma contemporains, 27-28 janvier 2011, Université Paul Valéry - Montpellier III

La violence du quotidien

La violence du quotidien dans le théâtre et le cinéma contemporains
Colloque, 27-28 janvier 2011



Ce colloque, prévu pour janvier 2011 et qui devrait s’étendre sur deux journées, s’inscrira dans la continuité des précédents travaux du champ « Littérature, discours critique, discours social » du RIRRA 21 (Université Paul-Valéry-Montpellier III) portant sur les liens entre littérature et société, littérature et histoire des idées et des mentalités : colloques « L’Empreinte du social dans le roman contemporain » en 2004, « Le théâtre du couple au XXe siècle » en 2006 , « Le Proche », à partir des essais du sociologue Simmel, en 2008. Celui-ci est consacré essentiellement au théâtre (dans une moindre mesure au cinéma) des vingt dernières années et n’exclut aucune aire géographique.

La violence fait partie de l’art, elle traverse la production théâtrale depuis ses origines. Il suffit de relire les tragédies grecques, Shakespeare, pour comprendre que la violence est la question centrale posée par le théâtre. Mais elle est sujette à des mutations thématiques et esthétiques qui font évoluer sa nature d’une époque à une autre.
Aujourd’hui on fait le constat d’une apparition de plus en plus fréquente de la violence sur la scène contemporaine et ce dans toutes les cultures (scatologie, pornographie, cruauté et obscénité langagière). Quelles sont les raisons de cet engouement que certains jugent malsain ? Est-ce tout simplement le produit d’une société elle-même violente contre laquelle les dramaturges et les spectateurs veulent réagir ? Est-ce le signe d’une crise du théâtre, à une époque où il s’interroge sur son devenir, sa nature et ses modalités? S’agit-il d’une volonté de concurrencer le cinéma, dans une société où l’on n’a plus peur des images, où les medias modifient en profondeur notre regard sur le monde ? Par rapport au cinéma, à quelles difficultés particulières se heurte le théâtre lorsqu’il a à montrer des actes violents ? Notre conception de l’homme et de ses rapports avec ses semblables au sein de la société est-elle en train de changer ?

En réaction peut-être avec les journaux télévisés qui, malgré le flot d’images dont ils assaillent le téléspectateur, rendent toujours plus irréels, lointains et abstraits les conflits et problèmes de société dont ils traitent, le théâtre contemporain recherche la proximité : en même temps qu’il prête une attention plus grande à la situation de l’individu inscrit dans le devenir collectif en mettant en écho les névroses individuelles et les névroses collectives, ce théâtre nous fait pénétrer dans l’intime et nous confronte à la violence du proche, du quotidien, à la bestialité des relations privées. Comme l’avait montré les communications présentées au colloque de 2006 sur le théâtre du couple, les relations interpersonnelles sur lesquelles se structure socialement le groupe humain sont, dans ce théâtre, dévalorisées, les relations amoureuses et familiales en particulier, minées par l’egocentrisme et le désir cannibalique de faire disparaître l’Autre. La cellule familiale y est décrite comme un espace structuré en fonction du plus fort et verrouillé par l’ensemble culturel dans lequel il s’inscrit. Nous souhaiterions revenir sur ces conflits soi/couple/société en creusant la question de la violence.

On examinera donc avec un intérêt particulier la tendance du théâtre contemporain à aborder la violence de notre époque par un examen implacable des relations intimes, du désastre de la famille (voir actuellement au Théâtre du Rond-Point la mise en scène de la pièce de Petter S. Rosenlund « Un garçon impossible » par Jean-Michel Ribes, dans laquelle un garçon de huit ans tue au couteau son médecin, sa mère et son grand-père). Les poussées de violence contre des êtres proches, les aveux de haine entre membres d’une même famille sont monnaie courante. La promiscuité creuse des distances infinies. Le familier s’articule au monstrueux et à l’étrange avec une violence jusqu’alors inédite. Dans le même temps il est tentant de relier ce monstrueux huis-clos domestique à la sphère publique. Quels sont, dans ces pièces, les liens entre violence criminelle (notamment envers des proches) et violence sociale. Une lecture politique de celles-ci est-elle encore possible et laquelle ? La distanciation brechtienne intervient-elle encore dans le travail théâtral ? On réfléchira à des filiations possibles : avec le drame moderne du tournant du XXe siècle et en particulier le théâtre de Strindberg qui déjà soulignait « la barbarie de notre vie intime » , ou avec le théâtre du quotidien qui consacra, au milieu des années 70, le retour en force de l’intime et du domestique souvent perçu à travers le prisme du fait divers .

Les communications présentées aborderont donc cette barbarie qui se présente sous les traits de gens ordinaires, dans des œuvres dramatiques ou cinématographiques qui proposent au public une plongée dans un enfer qui lui est étranger, mais proche cependant , aux frontières de l’humain et de l’inhumain.
Si dans un premier temps on pourra se demander comment l’écriture théâtrale contemporaine aborde de façon spécifique la question de la violence (par exemple refus de toute position idéologique, dans la lignée postmoderne.), on verra ensuite que la représentation de la violence au théâtre pose des problèmes d’ordre dramaturgique et scénographique. Comment représenter la barbarie ? Comment montrer des actes obscènes ? (viols, masturbation, meurtres, actes de torture, etc…). Des comédiens auront à les exécuter sur scène devant un public. Si ce n’est pas un problème au cinéma, cela le devient au théâtre : la représentation théâtrale, comme production en temps réel, et en chair et en os, met face à face des acteurs et un groupe de spectateurs institués dès lors en voyeurs.
Donc qu’en est-il du spectateur ? Pour lui, plus de protection, plus de distance : il est directement pris à parti par ce à quoi il assiste, d’autant plus si les situations présentées sur scène évoquent en partie son quotidien. Quels sont les effets de la représentation de la violence ? Qu’acceptons-nous ou pas d’entendre, nous spectateurs ? Sommes-nous voyeurs, passifs ou dans une démarche critique et réflexive ? Dans l’Epreuve du feu de Magnus Dahlström, qui rassemble une série de confessions de meurtriers, l’un d’eux raconte qu’il laisse sa femme enceinte tomber dans l’escalier sans intervenir. Le metteur en scène François Berreur, à propos de cette situation, disait lors d’une table-ronde : « Le monologue le plus violent est celui où le personnage ne fait rien. L’acte le plus violent ramène à notre statut de spectateur. La plus grande violence est l’absence de violence. Le plus violent est la description du monde dont on est spectateur ». Le spectateur peut avoir le sentiment d’être piégé, voire violenté par cette description du monde dont il est spectateur, surtout s’il s’agit de l’exposition d’une parole qui est habituellement de l’ordre d’une expérience intime. C’est cette exposition qui peut sembler malsaine. De façon générale d’ailleurs, le clivage privé/public tend à s’amenuiser dans les arts contemporains, comme dans la société : reality shows à la télévision, body art de Vito Acconci, et Gina Pane, opérations performances d’Orlan…Les notions d’hyperréalisme, de théâtre-réalité peuvent-elles rendre compte de cette tendance majeure du théâtre contemporain à « servir comme sur un plateau l’exposition froide des pulsions des protagonistes » . La catharsis est-elle encore possible et de quelle catharsis s’agit-il ?
Le spectateur qui place le théâtre (ou d’autres formes d’art) en gardien de sa bonne conscience est mis sur la sellette, conduit à l’auto-critique. La séduction perverse de ces objets théâtraux limite reflète souvent une réflexion sur la représentation. Le théâtre en se confrontant aux limites de l’expérience humaine se pose aussi la question des limites de l’art dramatique : c’est une nouvelle approche de la notion de « représentation » (c’est-à-dire la mise en scène de quelque chose qui n’est pas du réel mais se situe sur « une autre scène ») qui se profile. Pourquoi va-t-on au théâtre ? Acteurs ou spectateurs, qu’allons-nous y chercher ? Qu’est-ce qui nous lie les uns aux autres ?

Les propositions de communication comporteront un titre, un résumé de 300 à 500 mots et une brève notice biographique. Elles seront envoyées avant le 30 avril 2010 par courriel à Florence Thérond, Maître de conférences de littérature générale et comparée à l’Université Montpellier III et organisatrice du colloque (therond.florence@wanadoo.fr )

jeudi 18 décembre 2008

Appel à communications : 7ème Colloque Annuel de Sorèze (Tarn) organisé les 6,7 et 8 février 2009

7ème Colloque Annuel de Sorèze (Tarn)

Laboratoire de Recherche en Audiovisuel

Université de Toulouse II le Mirail

6, 7 et 8 février 2009

____

Paysans, Paysages

La part de l’audiovisuel




Tout est dans un flux continuel sur la terre.

Rien n’y garde une forme constante et arrêtée

(Jean-Jacques Rousseau in Les rêveries du promeneur solitaire)



Même rayé à mort, un simple rectangle de trente-cinq millimètres sauve l’honneur de tout le réel

(Jean-Luc Godard in Histoire(s) du cinéma)




Le paysage ne relève pas que du naturaliste, il s’insère dans une discipline plus large, celle des origines, des énergies en lutte, des conflits de toute nature, une dialectique minimale ; il n’y a pas de mort du paysage, mais une modification constante de l’étendue d’un pays où toute action de l’homme, le paysan du paysage notamment, opère des changements larges et profonds. Autrement dit, l’émergence de ces transformations est indissociable des rapports entre l’homme et la nature, qu’il s’agisse de la nature ressource et de ses connivences avec les paysans ou bien de la nature commercialisée, de la nature polluée, de la nature militarisée…

Si vous décidez de planter un arbre, et quelle qu’en soit la raison, c’est un geste qui concrétise des échanges, car il est moins nature que produit d’une nécessité vitale de nourriture, de rapports de lutte, de recherche en agronomie, de rapports économiques. Or, des arbres plantés, des arbres arrachés constellent par millions l’histoire et l’imaginaire de l’homme, avec la délimitation d’espaces singuliers, l’édification de patrimoines et des constructions mémorielles, ici comme ailleurs, en Amazonie, en Afrique…

Cependant, si les liens entre paysans et paysages sont au fondement de l’histoire et de l’identité des campagnes, qu’en est-il aujourd’hui, alors que les orientations du monde industriel semblent avoir précipité la rupture entre le paysan et le paysage ?

En effet, assujettie aux principes de rendement et de concurrence, la consommation, érigée en idéal de vie, glisse en direction d’une tragique fuite en avant jusqu’à l’apparition d’un homme sans gravité. C’est un peu l’aboutissement des propositions que faisait à la fin du XVIIIème siècle l’agronome anglais Arthur Young dans son ouvrage Le cultivateur français puisqu’il y proposait que, pour développer la société de fabriques, il faille que le plus grand nombre possible de manufactures soit maintenu par le plus petit nombre de cultivateurs possible, tout un programme de déplacements, d’exode et de transformation du paysage, avec ses lots de résistances, de drames humains, d’effacement des plis et replis du relief, de l’abandon de terre, de territoires et de défaites symboliques de la campagne au profit de la ville.

Un mouvement regardé de près parfois, par ceux (chercheurs, cinéastes, photographes, écrivains ou autres) qui ne pensent le paysage qu’en relation aux paysans, mais le plus souvent de loin par ceux qui pensent le paysage sans la main de celui qui sillonne, creuse, bâtit, enfante, circule, taille, entretient, ceux qui, dans la passion de produire pour produire, réduisent le monde à un simple objet d’exploration technique et mathématique, au risque de sombrer dans l’oubli de l’être.

Ainsi, ce colloque invite à l’exercice d’une vaste liberté d’interroger ce rapport paysan-paysage avec les images, comme outils d’investigation, aussi bien que dans les images de valorisation de la recherche ou autres qui fabriquent ou regorgent bien souvent d’excellentes munitions, selon le mot de Montaigne, pour avancer dans la connaissance de la construction identitaire socioprofessionnelle et culturelle du paysan et de l’agriculteur, du Paysage abandonné aux politiques, du Paysage repris par les paysans d’aujourd’hui, du Paysage comme témoin des mutations du métier, du Paysage ressource comme de justifications, du Temps des campagnes, du Temps des agriculteurs de la PAC, du Temps de l’environnement, ici comme ailleurs.



Il va sans dire que ce colloque sera aussi celui du paysage des chercheurs, comme rencontre avec les paysages, l’agriculture ou les paysans, séparément ou entrelacés, par le truchement de films, de photographies ou de montages sonores qui, dans les pratiques diverses des sciences sociales et autres, sont autant de segments de clarté qui apportent une contribution singulière à l’analyse rigoureuse d’un aspect du réel.

Les propositions de communications (environ 1500 signes) seront adressées à pierre.arbus@univ-tlse2.fr avant le 10 janvier 2009. La décision du comité de sélection sera notifiée en retour, étant donnée la date proche du colloque.


Appel à communication transmis par l'intermédiaire de l'AFECCAV


dimanche 9 novembre 2008

Colloque international les 20 et 21 Novembre à l'Université Sofia-Antipolis de Nice : Figures mythiques et imaginaires de l'espace méditerranéen

Dans le cadre de la chaire UNESCO "Cinéma et imaginaire(s)", l'Université de Nice Sophia Antipolis organise les 20-21 novembre 2008 un colloque international sur le thème :
Figures mythiques et imaginaires de l'espace méditerranéen



Le 20/11/2008

Ouverture de la manifestation colloque et communications scientifiques

9h00 - Accueil des participants

9h30 - Allocutions institutionnelles :

M. Pierre COULLET, premier vice-président de l'UNS

M. Bernard ASSO, vice-président du Conseil Général des Alpes-Maritimes

M. Jean-Yves BOURSIER, doyen de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines

M. Stefano LEONCINI, président du comité scientifique de la chaire « Cinéma et imaginaire(s) »

COMMUNICATIONS SCIENTIFIQUES

jeudi 20 novembre, matin

Président de séance : Bruno CAILLER (UNS)

10h00 - Alexandre CASTANT

" La musique et le son au cinéma : construction et déconstruction du mythe et de ses figures dans l'espace méditerranéen "

10h30 Maxime SCHEINFEIGEL

" Le cinéma, un art prodigieux "

11h00 - Pierre ARBUS

" Cinéma et continuum imaginaire : une force de résistance "

11h30 - Discussion

jeudi 20 novembre, après-midi

Président de séance : Michel SERCEAU (Universitaire, critique spécialisé)

14h00 - Jean-Paul AUBERT

" Les figures du rebelle dans le cinéma espagnol. El Lute, un mythe pour la Transition "

14h30 Christophe DAMOUR

" La description de la préparation au combat, de L'Illiade à Rambo: la résurgence du héros épique et du style homérique dans le cinéma hollywoodien des années 80 "

15h00 Serge MILAN

" Maciste, l'homme aux racines coupées "

après la pause

Président de séance : Christel TAILLIBERT (UNS)

16h00 Sophie RAIMONDi

" Histoire(s) du regard : le complexe d'Ulysse dans Les Carabiniers et Le Mépris de Jean-Luc Godard "

16h30 - Julien ACHEMCHAME

" Pandore perdue sur la route de Mulholland "

17h00 Patrick LOUGUET

" Le mythe d'Orphée : réflexivité poétique du septième art dans l'oeuvre cinématographique de Jean Cocteau "

17h30 - Discussion

19h30 - Dîner

Repas commun conférenciers

21h30 - Séance de projections

animée par Mirco MELANCO (Université de Padoue) :

"Cosmorama del cinema siciliano"

"Divenire animale nel cinema"


Le 21/11/2008

Communications scientifiques et table ronde interprofessionnelle

vendredi 21 novembre, matin

Président de séance : Gian Piero BRUNETTA (Université de Padoue)

9h30 - Paola PALMA

"Il mito classico nel melodramma filmico statunitense : meccanismi di inserimento e rilettura"

10h00 - Anna POUPOU

"Stella de Michel Cacoyannis : tragédie antique, manifeste féministe ou mélodrame noir ?"

10h30 - Michela ZEGNA

"Charles Chaplin : un mythe de nos jours se confronte à la mythologie grecque »

11h00 Discussion

après-midi

Président de séance : Vincent THABOUREY (Cinémas du Sud)

14h00 Table ronde interprofessionnelle

avec les représentants de : Mission Cinéma et Audiovisuel, MEDIA Grand Sud, AFLAM, CMCA,

l'historien Michel CIMENT, directeur de la revue « Positif »,

l'invité d'honneur Theo ANGELOPOULOS,

la jeune cinéaste Yasmine KASSARI.

18h30 Projection

« Questions de cinéma » par Theo Angelopoulos

animé par Michel CIMENT

au Cinéma Mercury


Informations issues du site : http://portail.unice.fr/jahia/page9232.html

lundi 5 mai 2008

Colloque: "L’Autre scène: travail du film et poétique du rêve" - Colloque international organisé les 16 et 17 mai 2008 - Université Paris X - Nanterre

L’Autre scène: travail du film et poétique du rêve

Colloque international organisé par Laurence Schifano et Marie Martin,

16 mai et 17 mai 2008,

Université Paris X-Nanterre,

Bâtiment K

Des saynètes de Méliès aux scènes de Fellini, Bergman et David Lynch, le rêve n’a cessé de hanter le cinéma en lui inspirant images, scénarios, modes de désarticulation du récit, et tout un bric à brac d’accessoires « oniriques ». La visée que propose le colloque « L’Autre scène » n’est ni historique ni même psychanalytique : il s’agit d’interroger, au plus près des films et de leurs auteurs-spectateurs-rêveurs, les motifs, les formes qui tendent vers l’onirisme et d’en apprécier les effets. De la confrontation avec le « casse-tête de l’onirisme » (Jacques Aumont), on attend que soient appréhendées les opérations de mise en scène, de mise en récit, d’effractions ou de détournement du sens, tout ce travail du film qui peut déterminer l’accès troublant à « l’Autre scène » et au poétique.

PROGRAMME

Vendredi 16 mai 2008 Bâtiment K

9h- 13h

« Dormir, rêver peut-être… » Présidence Christian Biet (Paris X, Institut Universitaire de France)

- Jacqueline Risset

L’ensommeillement. Entre littérature et cinéma

- Francis Vanoye (Paris X)

Rêver la vie, rêver des films : Rohmer et Resnais

Discussion

- Rose-Marie Godier (Paris X)

Le Grondement de la montagne – Hatsu Yume (Bill Viola, 1981)

- Lucilla Albano (Rome III)

Entre fantasme, hallucination et rêve (Hitchcock, Bergman, Haneke)

Discussion

14h30- 18h30

« Ut in somnis videatur imago » Présidence Jean-Loup Bourget (ENS Ulm)

- Gabriele Anaclerio (Rome III)

Le fantasme conscient : « une forme cinématographique » de rêve – Providence (Resnais, 1977) et La Lectrice (Deville, 1988)

- Julia Nussbaumer (Paris X)

Le rêve dans le conte merveilleux : d’autres scènes

- Marie Martin (Paris X)

Contamination onirique et circulation des motifs dans les récits de l’amour fou, de Nosferatu (Murnau, 1922) à Peter Ibbetson (Hathaway, 1935)

Discussion

- Marguerite Chabrol (Paris X)

Une route de Marienbad à Mulholland Drive ? L’onirisme cinématographique comme actualisation du son par l’image.

- Aurélie Ledoux (Paris I)

Les rêves en trompe-l’œil – Descendance de La Femme au portrait (Lang, 1944) dans le cinéma américain contemporain (Total Recall, Matrix, Vanilla Sky)

Discussion

Samedi 17 mai 2008 Bâtiment B

9h-12h

« Un matin, au sortir d'un rêve agité… » Présidence Alain Kleinberger (Paris X)

- Prosper Hillairet (Paris VIII)

Les retournements du rêve et du réel – Un Chien Andalou (Bunuel, 1929) et Mulholland Drive (Lynch, 2001)

- Diane Arnaud (Paris VII)

Rêve-mémoire dans le cinéma traumatique contemporain (Lynch, Van Sant, Araki…)

Discussion

- Anita Trivelli (Pescara)

La dimension onirique dans l’œuvre de Maya Deren

- Jean-Louis Libois (Caen)

Béla Tarr : de l’autre côté de « la fenêtre ouverte sur le monde »

Discussion

14h-18h

A travers le miroir Présidence Laurence Schifano (Paris X)

- Philippe Dubois (Paris III)

L’Ecran du rêve

- Giorgio De Vincenti (Rome III)

Puissances du rêve : l’exemple de Straub-Huillet

Discussion

- Emmanuelle André (Lyon II)

Le cinéma, un « rêve intense, réalisé objectivement »

- Emmanuel Siéty (Paris III)

Annonciations, Magie. Projection, Rêve : scènes primitives



mercredi 30 avril 2008

Colloque : "Photographes / Cinéastes - Amateurs d'images" - Université François-Rabelais de Tours - 29 et 30 Mai 2008

A l'Université François-Rabelais de Tours, les 29 et 30 Mai 2008, se déroule un colloque ayant pour thème "Photographes / Cinéastes - Amateurs d'images"

Conditions d’accès: Entrée libre dans la limite des places disponibles

Présentation
:

"La photographie et le cinéma amateurs sont dorénavant reconnus
comme une part importante du patrimoine culturel du XXe siècle :
des archives en France et à l’étranger collectent, conservent et
valorisent ces images produites hors des circuits professionnels.
Au cours de ces deux journées de colloque des chercheurs et des
conservateurs montreront, à partir de leurs expériences respectives,
comment ces images ou ces objets sont en train de modifier nos
regards – valorisation de l’intime et du privé – mais aussi nos savoirs
– représentations nouvelles des événements historiques et sociaux."

Le colloque a été conçu et organisé par Clément Chéroux et Valérie Vignaux (valerie.vignaux@univ-tours.fr)

Remerciements
Antoine Bordeau, Marie Croze, Guillaume Leveaux, Donatien Mazany,
Thierry Payen, Jocelyn Termeau

Service culturel de l’Université François-Rabelais de Tours :
Aain Frébault et Béatrice Boillot

UFR Lettres et Langues - Filière Arts du spectacle
Equipe de recherches EA 2115 - Histoire des représentations
Université François-Rabelais de Tours
3 rue des Tanneurs
37000 Tours

Programme détaillé :

jeudi 29 mai 2008 - VOIR LE MONDE EN IMAGES LES IMAGES AMATEURS COMME SOURCES D’HISTOIRE

Matin

9h30 Ouverture : Valérie Vignaux (Université François-Rabelais de Tours) :
images amateurs et histoire du cinéma

10h00 Ilsen About (Institut universitaire de Florence) : images du monde
ordinaire, la photographie amateur, une source pour l'histoire

10h30 Pause

11h00 Didier Mouchel (Pôle image de Haute Normandie) : archéologie du photoreportage
et histoire locale ou la photographie amateur au Havre

11h30 Christian Joschke (Université de Lyon 2) : miniaturisation, démultiplication,
appropriation - les amateurs et la culture artistique au tournant du siècle

12h00-12h45 discussion

Après-midi

IMAGES DE GUERRE

14h30 Florent Brayard (Centre Marc Bloch-Berlin) : albums de famille et banalité
du mal

15h00 Jean-Pierre Bertin-Maghit (Université de Bordeaux 3) : lettres filmées et
guerre d’Algérie

15h30 Marie Chominot (Université de Paris 8) : mise en perspective des
productions et pratiques de la photographie amateur au cours du conflit
algérien

16h00 Pause

IMAGES DE FAMILLE

16h30 Nora Mathys (Université de Bâle) : signes d’amitié dans la photographie
privée

17h00 Alain Esmery (Forum des images, Paris) : les films de famille

PRÉSENTATION DE COLLECTIONS D’IMAGES AMATEURS 1

17h30 Céline Duval (artiste et enseignante, École des Beaux-Arts de Caen) :
présentation et projection La documentation Céline Duval


vendredi 30 mai 2008 - FAIRE DES IMAGES UN MONDE LES AMATEURS DANS L’HISTOIRE DE L’ART

Matin

9h00 Clément Chéroux (Centre Pompidou, Paris) : esthétique amateur
et photographie

9h30 Nathalie Boulouch (Université de Rennes 2) : esthétique amateur
dans la photographie couleurs des années soixante

10h00 Vincent Vatrican (Archives audiovisuelles de Monaco) : valorisation des
images amateurs

10h30 Pause

PRÉSENTATION DE COLLECTIONS D’APPAREILS ET D’IMAGES AMATEURS 2

11h00 Laurent Mannoni (Cinémathèque française) : Histoire des techniques
amateurs

11h30 Xavier Martel et Marie Palleau (Musée de la photographie de Bièvre) :
le fonds amateur du Musée de la photographie de Bièvres

12h30-12h45 discussion

Après-Midi

PRÉSENTATION DE COLLECTIONS D’IMAGES AMATEURS 3

14h00 Serge Necker (Conservatoire régional de l’image de Nancy) : présentation
des fonds photographie et cinéma

14h30 Kim Timby (Musée Nicéphore Niépce, Châlon-sur-Saone) : présentation
de fonds amateurs

15h00 Pause

15h30 Gaël Naizet (Cinémathèque de Bretagne) : cinematheque-bretagne.fr : une
nouvelle forme de valorisation des images amateurs

PRÉSENTATION ET PROJECTION DE FILMS AMATEURS 4

16h00 Agnès Deleforge (Pôle image Haute-Normandie) et Jocelyn Termeau
(Centre Images) : Histoire versus Esthétique

17h30 Discussion et conclusion

vendredi 22 février 2008

Journée d'études : "L'insurrection médiatique : Les médias dans l'oeuvre de Peter Watkins" (Paris)

L'INSURRECTION MEDIATIQUE : Les médias dans l'oeuvre de Peter Watkins

Journée d'études organisée par le Laboratoire Communication et Politique du CNRS et de l'INA


Lundi 10 mars 2008
Lieu : Maison Européenne de la Photographie, 5-7, rue de Fourcy, 75004 Paris


La relation entre image et politique n'est-elle pas aujourd'hui plus que jamais à l'ordre du jour ? L'utilisation de l'Histoire pour parler de sa vision du monde est l'un des traits centraux du cinéma de Peter Watkins. Il s'agira durant cette journée d'analyser la relation particulière de Watkins aux mass media, la représentation des techniques médiatiques et des journalistes dans ses films (depuis la voix off "documentaire" de La Bombe jusqu'aux médias "alternatifs" mis en scène dans La Commune) apparaissant avant tout comme un geste politique - au sens de la cité grecque. En effet, le cinéaste, par-delà la critique acerbe du "système" structurel et esthétique des médias, propose une forme d'utopie positive de la communication qui peut être interprétée comme un plaidoyer pour une insurrection médiatique par et pour les citoyens.


13h30 : Présentation par Sébastien Denis, maître de conférence à l'Université de Provence


13h45-17h00 : Communications modérées par Isabelle veyrat-Masson
- Régis Dubois, docteur et enseignant en histoire et cinéma à Marseilles
"Quelle alternative à la monoforme ? Perspective historique"
- Sébastien Layerle, docteur en cinéma, Ciné-Archives
" Une juste appropriation des faits. Forgotten Faces et les années Playcraft (1956-1962)"
- Michèle Lagny, Professeur émérite à l'Université Paris 3
" Imiter pour dénoncer : le paradoxe du cinéaste confronté aux médias. Trois films de Peter Watkins (Culloden, The War Game, Punishment Park)"
- Isabelle Marinone, docteur en cinéma, ATER à l'Université Paris 3
" Une opposition aux Mass Média Audiovisuels (MMAV) : La Commune (Paris, 1871), une démarche alternative"
- Sébastien Denis, maître de conférence à l'Université de Provence
" Médias et polotique dans le cinéma de Peter Watkins"


17h15-18h15 : Table-ronde (avec projections) dirigée par Jean-Pierre Bertin-Maghit, professeur d'études cinématographiques à l'Université Bordeaux 3
" Peter Watkins et les médias audiovisuels. Représentations et réception critique"


Avec la participation de Patrick Watkins, assistant-réalisateur de Peter Watkins, Sébastien Denis, maître de conférence à l'Université de Provence et Isabelle Veyrat-Masson, directrice du Laboratoire Communication et Politique du CNRS. Avec des projections d'archives issues des fonds de l'INA.


Communiqué transmis par l'intermédiaire de l'AFECCAV


jeudi 21 février 2008

Colloque : "Turbulences dans la perception" (Bordeaux)

Turbulences dans la perception

Médiathèque de Camponac, à Pessac (près de Bordeaux, 33)

13 et 14 mars 2008

Organisé par l’équipe d’accueil IMAGINES de l’Université Michel de Montaigne Bordeaux 3, ce colloque interrogera, selon une approche transdisciplinaire, l’état de la perception aujourd’hui, en l’articulant notamment autour des questions de l’image, de l’environnement et du corps.

Intervenants :

Pierre BEYLOT (Cinéma, Bordeaux 3), Alain MONS (Info communication, Bordeaux 3), André-Frédéric HOYAUX (Géographie, Bordeaux 3), Bruce BEGOUT (Philosophie, Bordeaux 3), Jean Max NOYER (Info communication, Paris 7), Marcello VITALI ROSATI (Philosophie, Paris), Norbert HILLAIRE (Info communication, Nice Sophia Antipolis), Cécile DUTEIL (Info communication, Montpellier), Martine VERSEL (Info communication), Marielle TOULZE (doctorante en communication, Bordeaux 3), Frédérique SEYRAL (doctorante en arts plastiques, Bordeaux 3).

Pour plus de renseignements, vous pouvez contacter Nicolas Labeyrie : nico.labeyrie@wanadoo.fr

Communiqué transmis par l’intermédiaire de l’AFECCAV

mardi 22 janvier 2008

Appel à communication : "La création face à la langue de bois" Université Paul Valéry - Montpellier III - Juin 2008

ÉCOLE DOCTORALE

« LANGUES, LITTÉRATURES, CULTURES, CIVILISATIONS »


COLLOQUE INTERNATIONAL ET PLURIDISCIPLINAIRE

DE JEUNES CHERCHEURS


La crÉation face à la langue de bois

Date et lieu du colloque : jeudi 19 juin et vendredi 20 juin 2008

à l’Université Paul Valéry (Montpellier III).


Rien ne s’oppose plus, en apparence, que la langue de bois et la création. Alors que la création serait une dynamique du côté de l’innovation et de la liberté, la langue de bois serait un discours stéréotypé et monolithique. La rhétorique de cette dernière, sa redondance ou son flux ininterrompu serviraient à véhiculer des mises en représentation de l’autorité, de l’idéologie et du pouvoir.

Pourtant de nombreux exemples nous prouvent que face à la langue de bois, la création, loin d’être étouffée, peut trouver des possibilités d’expression. Opposition, combat, dénonciation, remise en cause, la création peut s’épanouir dans les interstices et les failles de la langue de bois ou dans une confrontation directe.

Mais la langue de bois ne susciterait pas que des oppositions. La mécanique de ce discours — son caractère simpliste, son ambiguïté et ses contraintes — pourrait favoriser, voire engendrer, la création : sous l’empire de la langue de bois, des formes de productions littéraires et artistiques peuvent même proliférer en toute conformité. Une synergie entre langue de bois et création est-elle envisageable ? Et la langue de bois elle-même peut-elle s’alimenter de toute création, en être fortifiée ?

Ce colloque sera l’occasion d’une réflexion transdisciplinaire sur les rapports complexes qu’entretiennent la langue de bois et la création. Il est ouvert aux doctorants et jeunes docteurs travaillant dans les disciplines de l’école doctorale Langues, Littératures, Cultures, Civilisations : littératures française et comparée, sciences du langage, langues vivantes et anciennes, philosophie, arts visuels, musicologie, histoire, histoire de l’art et égyptologie. Les propositions émanant d’autres disciplines seront aussi examinées avec intérêt.

Votre proposition de communication est à envoyer au plus tard le 31 janvier 2008

à chacune des deux adresses électroniques suivantes :
pascale.delteil@wanadoo.fr et valdiviagerard@free.fr
.

Présentation de la proposition : 500 mots maximum (format Word, Times New Roman, police 12, interligne 1,5 ; marge et entête 2,5), comprenant le titre de la communication ainsi qu’un résumé et deux ou trois références bibliographiques. Le nom de l’auteur sera indiqué ainsi que l’intitulé de la thèse, le laboratoire de rattachement, l’université d’origine, et le nom du directeur de recherche.

Le comité scientifique, composé des doctorants organisateurs et d’universitaires sous la présidence du directeur de l’Ecole Doctorale, examinera les propositions en tenant compte des critères suivants : adéquation avec le thème du colloque, pertinence et clarté de la démarche au sein de la discipline de la thèse.

Une réponse vous sera communiquée au 1er mars 2008 et les doctorants ou jeunes docteurs dont les propositions auront été retenues devront confirmer leur participation au plus tard le 30 mars 2008.



Plus d'informations :


http://recherche.univ-montp3.fr/mambo/index.php?option=com_content&task=view&id=128&Itemid=177