lundi 15 août 2011

Appel à contribution : Le rêve au cinéma - Revue Ligeia - date lite des envois : le 15 septembre 2011

Le rêve au cinéma

Iconographie, procédés, partitions

L’onirisme filmique au prisme des autres arts


Sous la direction de Patricia-Laure Thivat

Ouvrage collectif pour la revue Ligeia (n° spécial x 4) : 19 contributions.


L’ouvrage Le rêve au cinéma s’intéresse aux stratégies convo­quées par le septième art pour représenter le rêve.


Tout au long de son histoire, le cinéma a élaboré des méthodes spécifiques (voire « magiques » ! cf. Méliès) pour figurer les séquences oniriques : tout en empruntant à la litté­rature, à la peinture, à la sculpture et à la musique, il est devenu, à la fois par sa nature même d’art du mouvement, par l’originalité de ses stratégies esthétiques et bien entendu la richesse de ses moyens techniques, un espace artistique privilégié de figuration du rêve.

La quête d’un langage cinématographique comme la vocation intermédiale du sep­tième art participent ensemble de ce processus : ainsi, héritier de longues traditions, le cinéma a conçu, pour représenter le rêve, des formes visuelles qui lui sont propres. C’est essentielle­ment autour de ce double mouvement (vers les autres arts et vers la quête d’une identité pro­pre) que sera abordée la problématique. Par delà les procédés narratifs dont il n’est question de faire l’économie, on s’intéressera donc à la fois : aux « emprunts » aux autres arts (théorie et pratique, cf. ex : Dali pour Hitchcock), ainsi qu’aux techniques spécifiques (effets spéciaux, techniques de montage, grain de l’image, filtres etc.).

D’un point de vue problématique, on pourra aussi convoquer la théorie psychanaly­tique (pour les auteurs qui le désirent vraiment !) à condition qu’elle ne soit pas seule en jeu et qu’elle fasse l’objet d’une articulation claire avec le substrat esthétique. Rappelons à ce pro­pos, si besoin, que Ligeia est une revue d’Esthétique et d’Histoire de l’art. Cette remarque renvoie aussi à l’exigence stylistique de clarté pour un lectorat diversifié.


En ce qui concerne, les frontières sémantiques de l’objet, puisque la question m’a été posée, l’option est assez large. (Pardon d’avance, pour l’enfoncement des portes ouvertes). On entend ici par rêve : le rêve endormi (ou rêve au sens littéral) ; les séquences hallucinatoires ; les visions sous hypnose et autres séquences en « état second » (ex : visions liées à l’absence de sommeil prolongée) ; le rêve éveillé (à ne pas confondre avec la mémoire simple ou les effets de flashback traditionnels) lorsqu’il est présenté comme tel et se différencie des séquen­ces « réelles » de manière explicite, ou se désigne comme tel*.

* Concernant ce dernier point, il n’est pas question d’exclure les films entièrement construits sur la « logique » du rêve, ou comme un récit de rêve (on pense bien sûr à D. Lynch et certains films de R. Ruiz). Mais il faut cependant se garder d’élargir le champ d’investiga­tion de manière trop extensive, en partant du principe avéré que « le cinéma est par nature un rêve mis en images … ». Cela nous conduirait à sortir du sujet à inclure dans notre corpus des films ou séquences extérieurs à la problématique et ainsi à « défaire » l’enjeu qui nous est proposé.

En ce qui concerne les sujets d’articles, il me semble intéressant de travailler la problé­matique en traversant l’œuvre d’un cinéaste : Méliès, Raoul Ruiz etc. L’ouvrage mettra bien entendu à l’honneur une série d’approches à partir d’un genre (surréalisme, film gothique etc.), une période (avant-garde des années 20 et 30 etc.), un courant etc. — approches essentielles à la tenue de l’ouvrage. Dans certains cas précis, particulièrement révélateurs, l’étude d’un film ou une comparaison entre deux ou plu­sieurs films seront les bienvenues.


Contact : p.l.thivat@neuf.fr

Merci d’adresser votre projet dès maintenant à :

p.l.thivat@neuf.fr et ce avant le 15 septembre 2011.


Vous pouvez bien entendu proposer un thème précis avant la rédaction de l’abstract. Une sélection sera ainsi réalisée, notamment pour éviter les doublons. Un abstract d’une petite dizaine de lignes sera aussi demandé pour confirmer la contribution à l’ouvrage.

Les articles eux-mêmes (35 000 signes maximum, notes et espaces compris) sont à envoyer entre le début octobre 2011 et avril 2012*.

* Un délai peut être négocié, dans certains cas particuliers, dès l’engagement dans le projet.

vendredi 22 juillet 2011

Journée d'étude : SÉRIES TÉLÉVISÉES : SENS ET MOTIFS DE LA RÉCURRENCE, Jeudi 15 septembre 2011, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris


Journée d'étude : SÉRIES TÉLÉVISÉES : SENS ET MOTIFS DE LA RÉCURRENCE,
Jeudi 15 septembre 2011, Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris

lundi 18 juillet 2011

mardi 12 juillet 2011

Appel à contribution : Voyages et exils au cinéma, transferts et/ou ‘chocs’ culturels (fin de l'appel 10/09/2011)

Voyages et exils au cinéma, transferts et/ou ‘chocs’ culturels


Ouvrage sous la direction de Patricia-Laure Thivat (ARIAS-CNRS),

destiné aux Presses Universitaires du Septentrion,

Collection « Arts du spectacle. Images et sons »



Le projet d’ouvrage collectif sur le thème : Voyages et exils au cinéma, transferts et/ou ‘chocs’ culturels s’intéresse à la diversité des phénomènes d’hybridation entre cultures telle qu’elle se traduit au cinéma, et sans restriction géographique (cinémas américain, anglais, allemand, irlandais, iranien, israélien, indien etc.). L’originalité du propos réside déjà dans une volonté affichée de faire se rencontrer, au sein d’un même ouvrage, la diversité des ciné­matographies autour d’un enjeu devenu majeur dans nos sociétés contemporaines.


Le cinéma, tout au long de son histoire et jusqu’à nous jours, fourmille d’exemples d’hybri­dation culturelle. L’enjeu du projet est précisément de voir comment les phénomènes de chocs et transferts entre cultures s’expriment de façon originale et diversifiée dans les différentes cinématographies mondiales — à la fois au sein et au-delà du cas du cinéma hollywoodien qui constitue le modèle « dominant ». Ce projet suppose bien entendu de faire appel à des spécialistes ou connaisseurs éclairés des différentes cinématographies.


L’ouvrage s’inscrira clairement dans la problématique des Transferts culturels et proposera un large questionnement selon 2 axes majeurs :


1) Axe problématique : voyages et exils des cinéastes, sources de transferts esthétiques


Les cas de cinéastes en exil ou produisant des films dans d’autres pays que leur pays d’origine et l’hybridation culturelle qui en résulte : l’exemple des Européens à Hollywood vient immé­diatement à l’esprit, mais on s’intéressera aussi aux artistes dissidents de différents régimes totalitaires installés dans des pays démocratiques, et aux cinéastes ayant fait le choix d’un autre pays pour développer leur œuvre. Dans tous les cas, on s’attachera à montrer au travers de leur production filmique (en ciblant particulièrement des films abordant la question du voyage ou de l’exil), l’apport de la culture d’origine, la prégnance ou non du modèle d’accueil (on entend ici à la fois modèle culturel et modèle cinématographique), et bien sûr la création de nouvelles formes filmiques issues du croisement entre cultures et venant enrichir, voire renouveler, le modèle d’accueil.


2) Axe thématique. Le voyage ou l’exil comme thème(s) cinématographique(s) : les enjeux du transfert culturel.


Il s’agit de construire une série d’analyses autour d’un vaste corpus de films convoquant le thème du voyage ou traitant de la problématique de l’exil comme espace privilégié de chocs et/ou de transferts entre cultures.

Exemples (parmi d’autres):

* Exils politiques, (Allemagne, Afrique, Liban, Iran, Palestine, Israël, Amérique Latine, URSS etc.). ; dans certains cas retours au pays. * Conquêtes et résistances (épopées, films colo­nialistes et anticolonialistes etc.).* Voyages initiatiques, allégories et projections culturel­les (ex : le thème de l’exil dans Le Golem d’Amos Gitaï)


Ces thèmes servent du support à une représentation cinématographique du transfert culturel, de ses obstacles et empêchements, variant en fonction de données esthétiques et idéologiques propres au parcours du cinéaste et au contexte de création. On pourra ainsi aborder dans ce contexte le cas de cinéastes contemporains vivant et créant, dans leur pays d’origine, des films sur l’exil et/ou la rencontre interculturelle entre autochtones et nouveaux arrivants. Le thème de la frontière n’est pas à exclure de cette réflexion transversale…

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La question de l’hybridation des formes cinématographiques, considérée d’un point de vue historique et esthétique, constitue ainsi le premier axe de recherche du projet, celle de l’expression poli­tique et culturelle du transfert dans la production filmique constitue le second — les deux axes pouvant bien entendu être associés au sein d’un même article.


Mise en perspective : actualité du projet


Dans un monde globalisé réfléchissant sur la mixité culturelle et les mutations anthropolo­giques qu’elle induit, et qui continue pourtant de s’interroger sur le sens de la nation, notre projet s’inscrit en effet dans une réflexion éminemment actuelle, en tant qu’il observe la manière dont le cinéma (l’art le plus « médiatique » et le plus « démocratisé ») reflète de manière exemplaire à la fois les cultures plurielles dans leur richesse et leur vivacité, mais aussi les replis communautaires, les phénomènes d’imprégnation et bien entendu de domi­nation culturelle. La caméra se désigne alors autant comme acteur, témoin, critique et exégète des ces processus qui, s’ils ont une très longue histoire et se développent tout au long du 20ème siècle culminent dans notre temps présent.



Précisions : champs d’investigation et frontières du projet


L’ouvrage concerne les films de fictions. Les études pourront s’orienter : vers l’analyse monogra­phique du parcours et de l’œuvre d’un cinéaste représentatif, vers une approche comparatiste consé­quente, vers une étude de cas mis en perspective, ou encore un ensemble de films relevant d’une même trajectoire esthétique. Selon une stratégie à visée « transhistorique », l’ouvrage abordera avec le même enthousiasme des exemples issus de l’histoire du cinéma autant que des cinéastes et films très contemporains. Par exemple, selon les époques et les pays : Ernst Lubitsch, Billy Wilder, David Lean, Andreï Tarkovski, Fernando Arrabal, Fatih Akin, Amos Gitaï, Yilmaz Arslan, Moslem Mansouri, Wong Kar-wai, etc.




Merci d’adresser votre projet dès maintenant à :

p.l.thivat@neuf.fr et ce avant le 10 septembre 2011.


Vous pouvez bien entendu me proposer un thème précis avant la rédaction de l’abstract. Une sélection sera réalisée, notamment pour éviter les doublons. Un abstract d’1 petite dizaine de lignes sera aussi demandé pour confirmer la contribution à l’ouvrage.


Les articles eux-mêmes (35 000 signes maximum, notes et espaces compris) sont à envoyer entre le début octobre 2011 et mars 2012*.

* Un délai peut être négocié, dans certains cas particuliers, dès l’engagement dans le projet. N’hésitez pas en cas à me contacter à ce propos.


samedi 18 juin 2011

Appel à communications : Colloque international "Révoltes à l'écran" - Université de Caen - 5-6-7 septembre 2012

Colloque international

Révoltes à l’écran

Révoltes et révolutions dans l’Europe moderne (XVe siècle-1788) au cinéma et à la télévision

5-6-7 septembre 2012 (Université de Caen, France)

L’étude des révoltes de la période moderne montre qu’il s’agit d’un phénomène social de grande ampleur qui a accompagné la naissance et le développement des Etats. La thématique du colloque concerne la transmission de cette mémoire des insurrections au sein de l’espace européen à travers les productions audiovisuelles (fictions et non fictions) considérées ici comme une écriture contemporaine de l’histoire.

Dans une perspective d’histoire et d’anthropologie culturelles, l’étude des œuvres, nécessairement associée à leur contexte de production et de réception, au-delà des considérations narratives et esthétiques, vise à explorer l’imaginaire historique que les sociétés contemporaines ont construit autour du phénomène des révoltes et révolutions.

Afin d’éviter la focalisation sur les grandes ruptures révolutionnaires ultérieures à 1789, qui figurent en bonne place dans le panthéon des mémoires collectives, nous nous intéresserons aux contestations et mouvements révolutionnaires antérieurs qui ont émaillé l’histoire des populations européennes : souvent oubliées des manuels scolaires, elles se rappellent au bon souvenir des peuples à travers les productions cinématographiques et télévisuelles. La révolte peut ne pas être le sujet central de l’œuvre pourvu qu’elle soit abordée d’une manière suffisamment significative.

On se demandera pourquoi et comment sont représentés les acteurs des soulèvements, leurs comportements, leurs aspirations, les pouvoirs politiques, les cibles et modalités de l’action. Quels en sont les usages idéologiques ? De quelle manière ces productions ont-elles été diffusées et reçues ? En quoi sont-elles l’expression de préoccupations contemporaines ? Comment comprendre les écarts, lorsqu’ils existent, entre les représentations collectives et l’état de l’historiographie ? Dans cette perspective, les succès, les échecs et les projets avortés sont également pertinents.

Les propositions de communication (environ 300 mots) sont à envoyer avant le 15 septembre 2011 à colloquerevoltes@yahoo.fr

Les communications pourront se tenir en français ou en anglais.

Comité scientifique : DUPUY Pascal (Rouen) ; HAFFEMAYER Stéphane (Caen) ; HUGON Alain (Caen) ; MARPEAU Benoit (Caen) ; MEYER-PLANTUREUX Chantal (Caen) ; SELLIER Geneviève (Bordeaux III) ; TSIKOUNAS Myriam (Paris I) ; VEYRAT-MASSON, Isabelle (Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS) ; VEZYROGLOU Dimitri (Paris I).

Equipes de recherches : CRHQ-UMR 6583 CNRS ; HiCSA - Histoire Culturelle et Sociale de l’Art, EA Paris I ; Mica Bordeaux III ; Institut Universitaire de France ; Laboratoire Communications et Politiques UPR 3255 CNRS ; GRHIS ; Equipe ISOR du CRH (Paris I).

vendredi 3 juin 2011

Journée d'études : « Circulations : Cinémas et adaptations », Jeudi 16 juin 2011, Université Toulouse 2 le Mirail

Une journée d’études de l’Atelier de Sémiotique Filmique sur le thème suivant : « Circulations : Cinémas et adaptations » est organisée par le Laboratoire Cultures Anglo-Saxonnes (CAS), le jeudi 16 juin 2011 à l'Université Toulouse 2 Le Mirail. Elle se tiendra à partir de 10H à la Maison de la recherche, Salle D30.

Vous retrouverez ci-dessus le programme de la journée avec le nom des intervenants et le titre des communications. (Cliquez sur l'image pour l'agrandir)

samedi 15 janvier 2011

Appel à contribution : Séries télévisées : sens et motifs de la récurrence, 16 septembre 2011, Université Paris-Sorbonne


JOURNEE D'ETUDE SERIES TELEVISEES : SENS ET MOTIFS DE LA RECURRENCE

Date limite de l'appel à contribution le 30 mars 2011

Cette journée d'étude se tiendra le 16 septembre 2011 à Paris-Sorbonne


Comment parler des séries télévisées sans s'interroger sur leur sérialité ? Commenter et analyser leurs personnages, leurs thèmes et leur mise en scène ne prend tout son sens que dans une réflexion plus globale et plus profonde sur le genre sériel. La récurrence est en effet constitutive d'une série : c'est par elle qu'une série prend forme et fait sens. La polysémie du mot le confirme : une série est, au premier sens du terme, un ensemble composé d'éléments de même nature ou ayant entre eux une unité. De plus, la production des séries tient elle-même de la production en série : elles sont produites à et pour la chaîne. Leur format est ainsi intrinsèquement répétitif. La question est donc la suivante : qu'est ce qui fait inlassablement son retour dans les séries télévisées et comment ce retour du même s'opère-t-il ? Le retour désigne aussi la ruse et l'artifice : comment alors démêler les retours des séries télévisées ? La récurrence n'est pas seulement un motif, broderie sur le tissu du texte visuel. Elle est la raison d'être de la série télévisée. On peut en effet difficilement imaginer une série qui mettrait en scène un groupe d'acteurs différents dans un environnement changeant d'un épisode à un autre. De nombreuses pistes de réflexion sont ainsi envisageables:


- Que se passe-t-il lorsque la récurrence fait défaut ? On pense par exemple à Felicity, dont l'héroïne s'aliéna une grande partie du public lorsque l'actrice décida de changer de coupe de cheveux. S'intéresser à la sérialité nous pousse donc à éclairer les séries télévisées à la lumière de leur réception. Quels sont les moyens imaginés par les producteurs et autres scénaristes pour faire durer leur série ? Y parviennent-t-il ? Quelles furent les conséquences de l'utilisation du fast forward dans Desperate Housewives ou dans One Tree Hill par exemple ?


- Plus généralement, quel rôle jouent les fans dans la production de leurs séries télévisées préférées? S'ils interviennent parfois pour les sauver, avec plus ou moins de succès (Family Guy, Arrested Development, Veronica Mars, Roswell, Jericho, etc.), les fidèles téléspectateurs peuvent aussi obtenir qu'un personnage disparaisseou qu'il devienne un personnage récurrent. On pourra également étudier la question de la récurrence en creux et s'intéresser aux séries qui n'ont jamais su ou pu trouver leur public, annulées après un ou deux épisodes (Viva Laughlin, Emily's Reasons Why Not, The Beautiful Life, etc.) ou avant même la diffusion du pilote (Pretty Handsome, Secrets of a Small Town, etc.).


- La notion de franchise attirera également toute notre attention. Une série peut en effet donner naissance à une autre, appelée spin-off, peut elle aussi, forte de son succès, se décliner sous une autre forme. Une véritable mythologie peut alors s'élaborer, comme dans le cas de Buffy The Vampire Slayer, Stargate SG-1 ou encore Battlestar Galactica par exemple. Et que dire de CSI ? Le sémantisme du mot spin-off nous invite d'ailleurs à envisager la production de séries télévisées comme une entreprise arachnéenne. Se tissent alors des liens entre les différentes séries, dont les intrigues peuvent s'entrecroiser avec un éventuel crossover, mais aussi entre les fans eux-mêmes. Une telle communauté ne saurait naître sans un certain sens de la continuité.


- C'est également toute une équipe de production – producteurs, réalisateurs, scénaristes... – que l'on pourrait envisager d'étudier à la lumière de la récurrence. Qu'ont en commun des séries apparemment différentes mais imaginées par le(s) même(s) créateur(s) ? Reconnaît-on par exemple l'empreinte de Ryan Murphy dans Popular, Nip/Tuck et Glee ? Ne naît-elle pas de la récurrence de certains thèmes et plus encore de certains acteurs, « recyclés » dans de nouveaux rôles. S'établit alors pour le téléspectateur un riche réseau de correspondances.


- Mais tout n'est-il que récurrence dans les séries télévisées ? Quelle est la place de l'inédit dans un genre marqué par la répétition ? L'abus du cliffhanger ne nuit-il pas gravement à la santé d'une série ? Comment innover en matière de série télévisée ? Comment, par exemple, la répétition est-elle paradoxalement source de rebondissements dans 24 et comment, à l'inverse, la nouveauté de chaque épisode de Sliders confère-t-elle à la série son identité ? Le slogan de la chaîne câblée HBO, vivier d'oeuvres avant-gardistes, « It's not TV It's HBO » laisse en effet sous-entendre que les networks américains traditionnels s'accommodent mal de la nouveauté et de la transgression. Il semble en tout cas utile de réfléchir à la tension entre originalité et récurrence qui anime le genre sériel. Le recours à la guest star, vivifiant la série par sa participation exceptionnelle, est à ce titre révélateur. D'autant plus que celle-ci peut finalement devenir un personnage récurrent (comme Heather Locklear dans Melrose Place ou John Glover dans la saison 1 de Smallville par exemple).


- Qu'en est-il du point de non retour qu'atteignent certaines séries télévisées, moment à partir duquel elles ne sont plus que l'ombre d'elles-mêmes ? L'expression imaginée jumping the shark traduit parfaitement cette idée en anglais. Elles ont alors perdu de leur intérêt à cause d'une baisse sensible de qualité. Comment une série peut-elle perdurer sans s'essouffler ? On se penchera sur la dette des séries télévisées envers le genre dusoap opera, matrice d'histoires sans fin.


- La récurrence constitutive de la série télévisée ne serait-elle pas également d'un autre ordre ? Elle pourrait être le retour de la culture dite intellectuelle (high culture) et de ses thèmes ancestraux sous une autre forme. Comme le montre bien Richard K. Simon dans Trash Culture: Popular Culture and the Great Tradition, la culture populaire doit être reconsidérée comme une re-présentation de la culture classique. Il est ainsi possible, par exemple, d'envisager Star Trek comme une réécriture de Gulliver's Travels de Swift.


- D'ailleurs, la série télévisée, de par son genre sériel, ne serait-elle pas par essence kitsch et par-là même postmoderne ? L'amateur de séries télévisées a beau se faire esthète, il n'en reste pas moins un consommateur.


Une réflexion sur la sérialité des séries télévisées est loin d'être tautologique. Elle est bien au contraire épistémologique : elle nous permet en effet de nous interroger sur la nature même de l'objet sériel télévisuel afin de mieux comprendre ce qui le différencie des autres médias, et notamment le roman. On pourra ainsi se référer à l'analyse de Danielle Aubry dans Du roman-feuilleton à la série télévisuelle : Pour une rhétorique du genre sériel (Berne : Peter Lang SA, 2006). Seront privilégiées les études d'oeuvres jugées mineures : des séries oubliées, marginalisées et souvent calomniées. In fine, cette journée d'étude se donne aussi pour but de comprendre en quoi l'expression « culture populaire » n'est pas un oxymore.

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Les séances seront présidées par : Sarah Hatchuel (Université du Havre), Ariane Hudelet (Université Paris VII), Monica Michlin (Université Paris IV) et Georges-Claude Guilbert (Université François Rabelais, Tours).

Les propositions de communication (300 mots maximum) sont à envoyer, accompagnées d'une bio-bibliographie succincte, à Sens.motifs.recurrence@gmail.com avant le 30 mars, délai de rigueur.

La publication d'une sélection de travaux pourra éventuellement être envisagée. Bien cordialement, Eddy Chevalier (PRAG, Doctorant Université Paris IV), Mathias Degoute (Professeur en CPGE, Docteur Paris IV), Virginie Marcucci (Professeur en CPGE, Docteur Université François Rabelais, Tours).


Responsable : Eddy Chevalier, Mathias Degoute et Virginie Marcucci

Pour plus d'informations :
http://www.recurrence.fr

Information publiée sur le site Fabula.org, le dimanche 9 janvier 2011 par Alexandre Gefen (source : Mathias Degoute, pour le comité d'organisation)

lundi 22 novembre 2010

Appel à contributions : La revue Ecrans cherche des contributions sur le thème "l'écran expérimental"

L’écran expérimental

PRESENTATION

La revue Écrans sera une revue portant sur le domaine audiovisuel, cinéma, télévision, vidéo, bande dessinée qui mime le mouvement grâce à la suite des vignettes. En traitant de cet ensemble justement comme un ensemble, nous insistons sur sa cohérence. Le médium a certes ses spécificités, mais la proximité des objets, les passerelles qui se créent grâce au changement de support, aux adaptations (de la série vers le cinéma, du cinéma vers le téléfilm, de la bande dessinée vers le cinéma, etc.) témoignent de la cohérence au moins pratique du domaine. Nous ne nous interdirons pas, dans cette perspective, de traiter de la

liaison avec des domaines connexes comme par exemple l’adaptation de textes littéraires dans l’un ou l’autre médium du domaine.

Sa visée interdisciplinaire constitue la seconde caractéristique d’Écrans. Dans le cadre universitaire français, plusieurs sections du CNU sont concernées par la recherche sur le cinéma et la télévision. La 18ème section, « berceau » des études cinématographiques, comme les 71ème (communication), 22ème (histoire contemporaine), 19ème (sociologie), 9ème (langue et littérature française), 11ème (langues, littératures et civilisations anglophones), 14ème (langues, littératures et civilisations romanes) sections produisent des travaux autour de films, de séries, etc. Malheureusement les chercheurs restent souvent « entre eux » : les colloques sont monodisciplinaires. Ajouter les savoirs et les points de vue ne

signifie pas, bien sûr, obliger le littéraire à travailler comme un sociologue en renonçant à ses méthodologies propres. Par contre, juxtaposant les points de vue et les regards, nous espérons d’abord « donner des idées » aux uns et aux autres. Il apparaîtra ensuite que le savoir de l’historien peut être utile à l’américaniste, et réciproquement. La compréhension des perspectives d’autrui et l’usage des savoirs qui en sont le produit sont la source de décloisonnement et d’ouverture.


Les travaux retenus dans chacun des numéros le seront bien sûr par leur qualité, mais aussi par la pluralité des angles d’approches. Le comité de rédaction multidisciplinaire (bien que lyonnais) nous semble apporter toutes garanties de ce point de vue. Le thème de chaque numéro sera choisi pour permettre cet échange que nous espérons fructueux entre les modes d’approches et les habitudes intellectuelles.

Nous avons évidemment l’ambition de suivre les directives « aeres » quant au fonctionnement de la revue : appel à communication, sélection « aveugle », évaluation des articles par des lecteurs compétents. C’est aujourd’hui la moindre des choses de « payer » de leur travail les auteurs par une publication recevable dans la comptabilité officielle.


Pour qu’une revue papier se maintienne, elle doit recevoir le soutien d’une maison sérieuse : nous avons la très grande chance que Mme Charrié et les édition Kimé aient accepté de défendre ce projet. Nous bénéficions également de l’équipe Marges, à laquelle appartiennent trois des membres du comité de rédaction. Il nous faudra ensuite le soutien des chercheurs sous forme de participation à l’écriture et aussi sous forme d’abonnements,

gage de sécurité financière pour l’éditeur. Nous espérons que la communauté scientifique, ou plutôt les différentes communautés scientifiques sollicitées nous aideront à assurer la survie d’Écrans.


Le comité de rédaction :

Martin Barnier (Univ. Lyon 2), Gilles Bonnet (Univ. Lyon 3),

Jean-Pierre Esquenazi (Univ. Lyon 3), Christophe Gelly (Univ. Clermont Ferrand),

Olivier Leplâtre (Univ. Lyon 3), Luc Vanchéri (Univ. Lyon 2)


APPEL à COMMUNICATION :


Figure privilégiée de la projection cinématographique, l’écran n’en demeure pas moins la variable intensive des pratiques contemporaines de l’image, du texte et de la scène, des réflexions théoriques sur le réel, le visible et la perception, des scénographies muséales et des techniques de communication. De surface de projection servant à couper le rayonnement lumineux au modèle opératoire des dispositifs et des réseaux d’images numériques, l’écran est devenu le noeud esthétique, technologique et économique de la communication de masse

comme de l’expérimentation artistique. A tel point que notre culture visuelle est peut-être autant celle de l’image que celle de l’écran. Ce premier numéro de la revue Ecrans entend réfléchir aux mutations qui affectent nos modes perceptifs, nos représentations visuelles, nos modèles cognitifs et nos pratiques artistiques. Nous proposons quelques pistes de recherche, qui ne sont que les indications problématiques d’un chantier en devenir.


1. Les dispositifs d’écrans qui caractérisent nombre d’oeuvres des arts visuels

contemporains ont profondément modifié la manière dont les images pensent et exposent leur contenu fictionnel ou documentaire, leur logique scénarique et leur type de sollicitation spectatorielle. Perception kaléidoscopique (Malte Hagener, 2008), écran global, total (Dick Tomasovic, 2010), installations multi-écrans et multimédia pour un spectateur décentré, encerclé, absorbé, scénographies écraniques des musées, élargissement vidéo de la scène théâtrales (Simon Hagemann, 2010), ce sont là autant d’usages et de formes qui définissent

de nouvelles perspectives esthétiques, politiques et anthropologiques de l’image et de l’art.


2. Les avant-gardes des années 20 ont très tôt entrepris de penser l’image projetée en fonction des perturbations écraniques du support. L’écran cinématographique pouvait être enduit, froissé, déchiré. Cette sollicitation physique de l’écran s’est poursuivie avec les nouveaux média et les nouvelles technologies de l’écran. Non seulement l’écran fait démonstration d’une autonomie à l’intérieur du dispositif, mais il libère des forces d’altération qui touchent aussi bien l’image que le spectateur, l’espace et le temps de l’oeuvre.

On s’intéressera en outre aux écrans excentriques, inadaptés, détournés, aux écrans à faible teneur technologique : murs, corps, ciels, plans d’eau, etc. Aux écrans qui investissent les images, qui les mettent en réseaux sur le principe de l’hypertexte et de l’hypermédia.


3. Les arts de la scène utilisent les écrans pour démultiplier les effets visuels, pour compliquer leur mise en scène de nombreuses mises en abyme, ce qui montre l’importance des relations entre écran et scène. Si les metteurs en scène actuels usent à profusion de ces dispositifs, le film est utilisé depuis les années 1890 (défilés militaires intégrés à des pièces chantées, film Méliès dans des féeries au Chatelet…) pour ouvrir la scène sur d’autres mondes. Les vingt premières années du 20ème siècle n’ont pas méconnu la valeur intermédiale

des spectacles, comme en témoignent les écrans installés sur scène de Max Linder, Max Reinhardt ou bien encore de Brecht. Aujourd’hui bien sûr ces mises en scène se mutiplient. Le spectateur peut être inclus dans cette relation : un film comme The Rocky Horror Picture Show transforme les salles américaines en scène de spectacle. Même les jeux vidéo font aujourd’hui du salon privé une scène qui se synchronise à l’écran numérique.


4. La nature du dispositif conditionne les modalités de la lecture (cf. Alberto Manguel), ce que ne peut que confirmer l’apparition de l’écran numérique. L’apparition d’une lecture-écran des textes accessibles via Internet et la diffusion croissante, même si encore embryonnaire, d’e-books, invitent donc à repenser un usage de la lecture jusque-là définie par sa linéarité. La fragmentation du texte numérisé consécutive à la recherche par mots-clés invite à situer cette évolution dans l’histoire du livre, à la comparer notamment avec le passage du rouleau au codex. L’écran comme espace poly-sémiotique détermine aussi une écriture-écran qui mêle les médias, son, texte, image (voir la revue D’ici-là, de Pierre

Ménard, sur le site d'édition numérique Publie.net, ou Béton de François Bon). La présence de ces oeuvres sur le Net comme sur les liseuses (Kindle, iPad…) invite également à une nouvelle interrogation sur leur matérialité même et sur la pertinence de la notion de pageécran (réflexions sur l’ergonomie de la page web, coexistence d’un texte central et de rubriques marginales, de liens hypertextes et de tags, configuration aléatoire de l’écran d’accueil d’un site comme Le Désordre…). Ainsi L’écran numérique semble bouleverser l’écriture, tant par la profondeur hypertextuelle qu’il permet, que par l’ouverture du chantier individuel aux interventions externes. La liquidité du texte nativement numérique peut

aboutir à une redéfinition de la notion d’auteur, par l’avènement du Read/Write Book (Marin Ducos).


5. De quelle épaisseur est fait un écran ? Dans sa présence au monde et au contact des choses, il est tout à la fois surface et profondeur. Que la projection privilégie en lui un travail de miroitement et c’est à sa qualité de support que l’on demande une réaction. Mais l’écran enveloppe aussi un lieu plein, susceptible d’accueillir une lumière, des images, de leur donner du volume, de les sculpter. Cette phénoménologie de l’écran est le reflet problématique, dialectique, des multiples rapports entre l’écran, ce qu’il recèle et qu’il anime, et la réalité qui

l’entoure et le contient. L’écran est-il simple fenêtre ouverte, transparence transitive et mimétique, miroir ? Ou bien voile-t-il le monde, en découpant, en recadrant le réel et en redistribuant ses aspects, en opacifiant alors la représentation de façon à creuser un lieuécran où se recomposent les formes et s’inventent des ailleurs ? Que masque l’écran pour mieux faire voir, jusqu’à quel point obture-t-il le réel, jusqu’où vont sa trahison et sa fidélité et comment produit-il ses effets d’étrangeté ? Il y aurait donc à mesurer dans tout écran sa

part de puissance auratique (W. Benjamin). Et cette puissance devrait encore être évaluée à la manière dont l’écran implique le spectateur (disponibilité/refus) et à la manière dont l’image de son côté réussit à déborder son cadre. Les expériences de franchissements d’écran, de traversées de niveaux (la métalepse de G. Genette, 2004), proposées par exemple par le cinéma de Sherlock Junior à La Rose pourpre du Caire en passant par Vidéodrome sont autant de retours au trouble du contact avec l’écran, à l’hésitation de son existence réelle ou fantasmatique, à la question obsédante de ce qu’il a à cacher et de ce que, érotiquement, il entrebâille et, pour nous, éclaire.


Ces thématiques sont proposées à votre attention et à votre réflexion. Nous attendons vos propositions avant le quinze janvier 2011, sous la forme d’un texte de 1500 à 2000 signes maximum avec quelques références.

Vous les envoyez à l’adresse électronique suivante :

jpierre.esquenazi@wanadoo.fr

Ces propositions seront anonymées et examinées pour cette fois par le comité de rédactions la revue. Les réponses seront signifiées dans les quinze jours et nous espérons les textes pour le 15 avril. La publication est prévue par les éditions Kimé pour le mois de septembre 2011.

mardi 26 octobre 2010

Parution : Deux ouvrages sur l'oeuvre du cinéaste David Lynch (Lost Highway et Mulholland Drive)

Voici quelques informations sur la parution de deux ouvrages monographiques sur deux films majeurs du cinéaste et plasticien américain David Lynch : Lost Highway et Mulholland Drive.



Editions Publibook
14, rue des Volontaires - 75015 Paris - France
Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 - Fax : +33 (0)1 53 69 65 27
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Entre l'oeil et la réalité : le lieu du cinéma
"Mulholland Drive" de David Lynch
par
Julien Achemchame



Entre l'oeil et la réalité : le lieu du cinéma

Étrange, bizarre, décalé, à contre-courant… les qualificatifs abondent pour désigner le cinéma de Lynch, et plus particulièrement cet objet singulier, réfractaire à une seule interprétation qu’est Mulholland Drive, œuvre tout autant fascinante que dérangeante, échappant à la logique du spectateur et à sa capacité à ordonner l’action. Pour expliquer cette nature, quelle hypothèse soulever ? Quelle voie interprétative suivre ? Pour Julien Achemchame, il s’agit avant tout d’appréhender Mulholland Drive comme récit portant essentiellement sur le cinéma, sur la spectature, sur le fait de regarder et de recevoir un film. De là, une double approche de cet ovni cinématographique, perçu à la fois comme synthèse des motifs et thèmes lynchiens, et dialogue avec les œuvres et genres filmiques qui ont marqué l’histoire hollywoodienne.

Procédant par un élargissement des perspectives quant au sens à donner à Mulholland Drive, se dirigeant vers une approche intertextuelle de plus en plus importante et fertile, Entre l’œil et la réalité: le lieu du cinéma relève le défi de l’exégèse lynchienne sans nécessairement tomber dans des discours par trop alambiqués ou inutilement intellectualistes. Cernant cet objet artistique avant tout comme discours sur le cinéma, son auteur élabore ainsi un cheminement interprétatif qui, derrière la simplicité qu’il postule, révèle la densité de l’œuvre du réalisateur. Une référence certaine pour comprendre un cinéaste phare.


39 € TTC -
408 pages
EAN n° 9782748357813 - Edition brochée



Pour commander l’ouvrage:

Site Internet : www.publibook.com
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Éditions Publibook - S.A.S. au capital de 120 000 € - R.C.S. PARIS B 453 879 306 - SIRET : 453 879 306 000 18 - Code NAF : 5811Z



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Communiqué de Presse



Lost Highway, de David Lynch
Errance dans le labyrinthe de la modernité cinématographique
par
Julien Achemchame



Lost Highway, de David Lynch

La modernité cinématographique est une notion paradoxale puisque son principe même consiste à évoluer sans cesse entre tradition du passé et perspectives du futur. "Lost Highway", le célèbre film de David Lynch sorti en 1997, est l’un de ses avatars complexes et fascinants, notamment par son refus du réalisme et la part importante qu’il laisse à l’interprétation du spectateur. Subjectivité de l’objectif filmique du point de vue narratif, scènes hallucinatoires, rêves, dédoublement de personnalité pour le personnage principal Fred Madison, distorsion de la temporalité: ce film incarne véritablement l’errance dans le labyrinthe de la modernité cinématographique.

Avec sérieux et savoir-faire, Julien Achemchame réalise un essai bien documenté, que la connaissance et l’amour du cinéma concourent à rendre captivant. Les analyses intelligentes des scènes essentielles du film contribuent à étayer l’examen rigoureux de "Lost Highway", le film décidément le plus troublant de David Lynch.


18 € TTC -
98 pages
EAN n° 9782748356564 - Edition brochée



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